Biographie - Marion Tschudi
Parcours d’une institutrice… tombée dedans quand elle était petite
Je suis avant tout citoyenne du monde… mais aussi maman de deux enfants de 9 et 12 ans, qui sont sans doute mes plus grands maîtres spirituels (même s’ils ne le savent pas toujours).
Professeure des écoles depuis 17 ans, je suis littéralement « tombée dedans quand j’étais petite », comme dirait Obélix. Mon père était lui-même instituteur. Autant dire que les stylos rouges et les cahiers lignés faisaient partie du décor familial.
Très tôt, à 17 ans, j’ai passé le BAFA. Centres de loisirs, colonies de vacances, animations en tout genre… J’ai grandi au milieu des rires d’enfants, des cabanes improvisées et des goûters un peu trop sucrés. En résumé : cela fait presque toute une vie que je travaille au contact des enfants — un public avec lequel je me sens profondément à ma place.
Ce que j’aime chez eux ? Leur spontanéité, leur ouverture, leur empathie instinctive, cette capacité naturelle à coopérer, à ressentir, à s’émerveiller. Des compétences psychosociales précieuses… que certains adultes passent leur vie à tenter de retrouver.
Une remise en question… fertile
En 2019, le confinement a marqué un tournant. Du temps pour réfléchir. Pour questionner ma place, non pas dans le métier — que j’aime passionnément — mais dans la manière de l’exercer au sein de la grande machine qu’est l’Éducation nationale.
Manque de moyens, pression du rendement, perte de sens parfois… J’ai ressenti le besoin d’ouvrir les fenêtres.
Je me suis plongée dans les pédagogies alternatives, les innovations éducatives, les recherches sur la motivation. Lectures, podcasts, revues spécialisées… une soif d’apprendre renouvelée.
Puis je me suis engagée dans un Diplôme Universitaire intitulé « Promouvoir la motivation et le bien-être à l’école » (en2023). Une année exigeante, passionnante, parfois déstabilisante (se filmer en classe est un excellent exercice d’humilité !), mais profondément transformatrice.
J’y ai découvert des outils concrets, des approches scientifiques solides, des professionnels inspirants. Surtout, j’y ai confirmé une conviction : le bien-être n’est pas un supplément d’âme à l’école. C’est une condition de la réussite scolaire et humaine.
Plutôt que de quitter l’institution pour créer « ailleurs », j’ai fait le choix d’apporter ces graines là où je suis déjà enracinée. Semer, humblement, dans la grande machine. Transformer de l’intérieur, à mon échelle.
Une ouverture vers la méditation et la philosophie bouddhiste
Parallèlement, toujours autour de 2019, une autre porte s’est ouverte : celle de la méditation de tradition bouddhiste, grâce à ma voisine, fondatrice de cette association.
Ateliers de philosophie, pratiques méditatives, temps de réflexion… J’y ai trouvé un art de vivre plus qu’une religion. Une manière d’habiter le monde avec plus de conscience, de douceur et de responsabilité.
J’ai eu l’opportunité de participer à des stages au Temple des Mille Bouddhas, à La Boulaye, expériences riches de silence, d’écoute et de recul. Certains diront que je suis bouddhiste, je me considère plutôt comme une apprentie sur le chemin. Mais ces enseignements ont profondément nourri ma posture professionnelle et personnelle.
Dans ma classe et au sein de mon équipe, j’intègre avec prudence et laïcité des outils inspirés de la pleine conscience, de la régulation émotionnelle et de la coopération — toujours dans un esprit de respect des familles et de l’institution.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, mon fil conducteur est clair : contribuer au bien-être des enfants pour soutenir leur épanouissement et leur confiance.
Si l’école est mon terrain d’ancrage, je suis convaincue que d’autres espaces peuvent exister pour accompagner les enfants autrement : ateliers, stages, temps dédiés à la connaissance de soi, à la gestion des émotions, à la coopération, à la créativité.
Rejoindre une association tournée vers le bien-être et les soins énergétiques est pour moi une évidence naturelle. C’est prolonger un engagement déjà profondément enraciné.
La porte reste ouverte. Les idées germent. Les projets prennent forme doucement.
Je fais confiance à la vie pour me guider — et je suis prête à mettre mes compétences, mon expérience et mon enthousiasme au service d’initiatives qui placent l’enfant au cœur, avec respect, douceur et ambition.
Parce qu’un enfant qui va bien devient un adulte qui rayonne.
Marion